Le 21 septembre 2019 à Paris, nous y étions : le projet Delevoye-Macron, nous n’en voulons pas !

Nous étions 15 000 manifestants venus de toute la France avec nos drapeaux, avec nos banderoles. Le journal Le Monde daté du 24 septembre ne s’est pas trompé car il titre : « Macron surveille de près le chaudron social ». Il cite un membre du gouvernement qui aurait dit : « C’est hyper inflammable, donc nous prenons des précautions, cela ( la réforme des retraites) va prendre un an ». En effet :
- Le 13 septembre, grève massive à la RATP pour le maintien de leur régime spécial de retraite
- Le 16 septembre, grève puissante à la DGFIP ( entre 40% et 50% de grévistes dans les Hautes-Alpes)
- Le 16 septembre également, grève à l’EDF contre le projet « Hercule » démantelant les services . Grève importante dans le 05 avec des pourcentages allant jusqu’à 70% dans certains services et 70 manifestants à la Préfecture de Gap.

A Paris nous avons scandé : « Non, non au régime à points, Macron, Macron retire, retire ton projet » . Nous étions 14 camarades FO des Hautes Alpes à défiler derrière notre banderole : « Retrait du projet Delevoye-Macron, Maintien des régimes existants ». En fin de manifestation, le secrétaire général de notre confédération, Yves Veyrier a déclaré sous les ovations : « FO n’entend pas cautionner un système qui supprime les régies existants…Fo ne s’inscrira pas dans la suppression du Code des pensions qui est attaché au statut de la fonction publique…FO ne s’inscrira pas à la suppression du régime des électriciens et gaziers , des cheminots…Nous, Fo nous voulons empêcher ce régime unique, étatique, par points… Et il conclura par : « les journées de manifestation, aussi nombreuses soient-elles, n’ont pas toujours suffi dans le passé,. Nous le savons et c’est pour cela que nous sommes déterminés. FO oeuvra à l’unité d’action syndicale la plus large, car un tel enjeu elle est nécessaire. Nous l’avons dit : s’il faut aller à la grève, nous sommes prêts ». Le rassemblement avait auparavant entendu une intervention tonique d’un camarade belge responsable de la FGTB et d’un camarade italien . A la fin du meeting, le chant des ouvriers, l’Internationale ( …nous ne sommes rien, soyons tout…) était largement repris par les manifestants. Une bonne manif ! Fiers d’y avoir participer !